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 La mort rampante (fanfic)

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Arik
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MessageSujet: La mort rampante (fanfic)   Dim 19 Fév - 20:37

Bonsoir,
Voici une petite histoire de mon cru concernant nos chers protagonistes de Castlevania.
J'espère que vous prendrez autant de plaisir à la lire que j'en ai à l'écrire.
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Arik
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MessageSujet: Re: La mort rampante (fanfic)   Dim 19 Fév - 20:38

Chapitre premier – Le maître des poupées

La calèche semblait flotter au-dessus des pavés de l’étroite route menant au domaine de la comtesse di Bartillo. Les vignes déferlaient de chaque côté de la voiture comme autant d’êtres décharnés, cassé par les ténèbres. Le chant des cigales s’était éteint tandis que s’élevait l’astre lunaire. La calèche arrivait enfin à destination de longues semaines après avoir quitté Bran. Les vignobles laissèrent place à un sol à la végétation composée d’une herbe rase et de grands pins tandis que la calèche passait les grilles de fer noir et ses hautes haies épineuses. Le gravier se subtilisa à la pierre terne des pavés, le cri d’un corbeau annonçant l’arrivée des visiteurs. La lune baignait l’ensemble d’une lueur spectrale, un mince brouillard s’accrochant aux roues du carrosse, traîne lugubre et funeste. Devant le manoir haut de trois étages, une petite place gravillonneuse accueillant une fontaine en pierre noire aux formes grotesques crachait une eau saumâtre. Flanquant une petite volée de marches en marbre, deux énormes braseros jetaient leurs flammes comme un défi aux dieux. Un nabot à la tête proéminente et au front dégarni sauta à terre depuis sa place de cocher. Il gratifia d’une petite tape flatteuse ces parodies de chevaux à la chair apparente, aux os saillants et à l’infecte puanteur. D’une démarche tenant davantage du batracien que de l’homme, la créature s’approcha de la portière de la calèche, caressant les enluminures d’or de ses doigts courts et épais. La portière s’ouvrit sur de lourdes tentures de velours rouge et des sièges de cuir pourpre. Une haute silhouette en émergea, prenant appui sur le marchepied. Les flammes des braseros semblaient vivantes comme elles dessinaient d’étranges arabesques sur ses braies et sa longue veste de soie noire, se reflétant sur le cuir fin de ses bottes. L’homme s’avança vers la lourde porte en chêne du manoir, précédé du nain. Alors que le talon de sa botte frappait la dernière marche, la massive double porte s’ouvrit en grand, inondant de clarté le perron. Dans la lumière se découpait la silhouette d’une femme en grands atours. Ses cheveux relevés sur sa nuque et maintenus par une précieuse barrette d’argent laissaient quelques mèches volages retomber sur ses fines épaules. Sa robe à la française en brocart écarlate dévoilait ses bras nus aux mains délicatement ciselées, son décolleté aguicheur renforçant la pâleur de sa peau. Elle s’avança vers le visiteur, les bras tendus, prête à réfugier ses mains dans celles de son convive.
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Arik
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MessageSujet: Re: La mort rampante (fanfic)   Lun 20 Fév - 22:53

-Mon cher cousin, comment vous portez-vous, donnez moi des nouvelles du foyer. Je suis lasse de me terrer dans cette demeure abandonnée. Je suis si seule, ne pourrions-nous me trouver quelques dames de compagnie avec qui je pourrai m’entretenir et rire ? Quand donc reverrais-je nos douces forêts, quand pourrais-je goûter à la douce musique de nos rivières ? Peut-être pourrais-je vous…
-Assez Erzebeth. Je n’ai pas parcouru la moitié de l’Europe pour endurer vos jérémiades. Votre présence en ces lieux est votre faute, pas la mienne. Je n’ai donc pas à subir vos lamentations. Maintenant, si vous le permettez, j’aimerai gagner l’abri de ce manoir.
-Oh, quelle bien piètre maîtresse de maison je fais. Je vous en prie donnez-vous la peine.

De chaque côté du long couloir, une succession d’armures faisait une haie d’honneur à leur avancée. Le bruit de leurs pas étouffé par un épais tapis rubicond, ils voyaient défiler de nombreux tableaux aux origines diverses mais toutes empreintes de noirceur. Sur leur gauche, ils gagnèrent un salon aux murs couverts de tentures locales représentant un seigneur posant devant sa villa, le palais des doges de Venise. Une grande table en chêne trônait en plein milieu de la pièce. Dans un coin de la pièce attendaient trois personnes, un homme et une femme conversant à voix basse, et un jeune enfant accroché aux jambes de la femme. L’homme était vêtu dans un style semblable au nouvel arrivant, de même que son visage trahissait une certaine familiarité bien que ses traits fussent moins cruels. La jeune femme avait choisis de porter une robe d’un bleu turquoise et d’une grande simplicité, ce qui n’enlevait rien à son charme, bien au contraire. L’enfant, âgé de quatre ou cinq ans, flottait dans une longue chemise immaculée, serrée à la ceinture par une écharpe ocre. Leurs regards se tournèrent instantanément vers le visiteur, les traits de leurs visages trahissant une vive inquiétude.

-Adrian, mon fils, quelle joie pour moi de te retrouver.

Voyant que le jeune homme ne répondait pas, il poursuivit.

-Sonia, comment vous portez-vous depuis notre dernière rencontre, il y a sept ans si je ne me trompe ? Et ce jeune homme, ce pourrait-il qu’il s’agisse de mon petit-fils ? Et bien mon enfant, dis-moi, comment te prénommes-tu ?
-En voilà assez Dracula. Ne t’avise pas d’approcher cet enfant. Tu ne nous a pas convié à cette petite réunion familiale dans le but de prendre de nos nouvelles alors venons en au but.
Qu’attends-tu de nous ?
-Quelle impatience mon fils. Permets-tu que nous prenions place autour d’un repas chaud avant de deviser sur le futur ? Erzebeth, je crois que les enfants ont faim. Installons-nous, si tu le veux bien.
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MessageSujet: Re: La mort rampante (fanfic)   Mar 21 Fév - 23:37

Tous prirent place autour de la table, Dracula et Erzebeth siégeant chacun à l’une des extrémités, Alucard et Sonia se faisant face au centre de la table. Le jeune Trevor Belmont reposant sur les genoux de sa mère. Seuls ces derniers eurent réellement droit à un dîner, Dracula et Erzebeth se délectant d’un liquide poisseux et rouge qui ne pouvait être que du sang. Alucard fut le premier à briser le silence.

-Dites moi Dracula, ne craignez-vous pas pour la sécurité de votre domaine en votre absence ?
-Point mon fils. Te souviens-tu de Hector et Isaac ? Ce sont eux qui gèrent le foyer. Hector est parfois distrait depuis qu’il s’est épris d’une jeune mortelle, une certaine Rosalie, mais je peux compter sur la dévotion d’Isaac pour le recentrer sur ses devoirs.

Sonia se fit entendre pour la première fois de la soirée.

-Vous déciderez-vous à nous donner la raison de notre présence en ces lieux ?
-Ah, ma chère Sonia, toujours cette impétuosité qui vous caractérise. Et bien il semble que je ne puisse faire durer le suspens plus longtemps. Ainsi soit-il. Sachez tout d’abord que nous sommes réunis en ces lieux afin d’évoluer sur un terrain neutre, ce qui vous prouvera ma bonne volonté.

Sonia ne put retenir un gloussement, davantage dû à la nervosité que lui procurait cette rencontre et la présence de deux êtres enfantés par les ténèbres si proches de son fils.

-Je ne puis saisir la raison de votre amusement, douce Sonia, mais vous me voyez conforté par votre bien-être. Adrian, mon fils, as-tu jamais entendu parler du ‘livre des rois désincarnés’ ?
-Je dois bien avouer ma plus totale ignorance à ce propos. De quoi s’agit-il ?
-D’après certaines légendes qui m’ont été rapporté, cet ouvrage serait un legs des Dieux aux hommes.
A cette époque, la civilisation égyptienne était la plus développée, particulièrement dans les domaines des arcanes, des rites funéraires et de l’occultisme.
Ce livre, donc, fut transmis par les Dieux à un certain Imar Gebi Ahmôsis, un grand prêtre des périodes Magdaléennes ou pré-dynastyque. Il érigea un culte à ses sombres tuteurs qui perdura jusqu’au milieu de la deuxième dynastye.
A partir de ce moment, il semblerait que l’ouvrage ait disparu, dérobé par un prêtre avide de pouvoir et souhaitant rivaliser avec les grands Pharaons. Jusqu’à ce jour le livre est tombé dans l’oubli. Toutefois, un grand pouvoir s’est éveillé dans le Luxor, un pouvoir qui menace toute notre civilisation.
C’est pourquoi je vous demande de mettre de côté nos différents et de m’accompagner dans une traque visant à défaire le démon.

-Nos différents, s’indignèrent ensemble Sonia et Alucard. Combien d’honnêtes gens ont eu à souffrir de vos exactions ? poursuivit Sonia. Avez-vous seulement idée des périls que ma famille a bravé et de l’injustice dont nous avons été frappé par votre faute.
-Comment oses-tu, toi l’assassin de ma mère, nous parler…

Dracula se redressa de toute sa hauteur, son ombre et sa malveillance couvrant la table, s’étirant aux quatre coins de la pièce. Son visage aux traits maléfiques était tendu par la rage. Les flammes de l’enfer dansaient dans ses yeux. La lueur des torches nimbait son épaisse chevelure argentée d’un halo démoniaque.

-Ne t’avise plus jamais de mentionner cette pauvre âme qu’était ma douce Lisa, fils indigne. Si quelqu’un est à blâmer pour sa mort, ce sont tes chers protégés, mortels déchets de ce monde, qui pensant me nuire et m’affaiblir, la punirent de crimes dont elle n’entendait rien. Tu ne peux imaginer les tourments que j’ai endurés lorsqu’ils me l’ont ravi.

Alucard n’avait contemplé cette rage, ce feu dévorant qui consumait le comte Dracula, qu’en de très rares occasions. Voyant la terreur se peindre sur les visages de toute l’assemblée, le comte jugea préférable de reprendre place et garda le silence.

-Je t’accompagnerai, se décida Alucard.
-Je ne vous quitterai pas des yeux, renchérit Sonia.
-Tu n’y penses pas. Tu dois rester ici et veiller sur Trevor, objecta Alucard.
-Je peux vous apporter mon aide, tu le sais. Et je veux rester près de toi. Ma décision est prise et rien ne pourra m’en détourner.
-Et Trevor ? Qui s’occupera de lui ?
-Nous aviserons sur le chemin. Je suppose qu’une longue route nous attend avant de poser pied sur les dunes qui abritent les secrets de toute l’Egypte. A ce sujet, avez-vous planifié notre périple ou partons-nous tels des chevaliers errants, misant sur notre bonne fortune et une main secourable ?
-Erzebeth ?
-Tout est près cher cousin. Se tournant vers Alucard et Sonia, Je vais vous détailler nos différentes étapes.
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Arik
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MessageSujet: Re: La mort rampante (fanfic)   Dim 26 Fév - 18:33

-Comme me l’a demandé Vlad, j’ai mis à profit mon isolement pour étudier les différentes voies nous menant à Luxor. Le plus sage reste de se rendre à Naples et de là, gagner l’Egypte par la mer. A Al-Iskandariya, nous trouverons bien un moyen de locomotion adapté. A ce sujet, mon cher cousin, il serait bon de ne pas nous éterniser dans ce manoir, le capitaine DaNasty n’attend plus que nous pour prendre le large.

-Dans ce cas, je propose que nous partions dès demain, lorsque les derniers rayons du soleil auront disparu.

En effet, alors que le ciel se teintait de ces reflets cramoisis caractéristiques, le carrosse du comte surgit du domaine comme s’il fuyait tous les démons de l’enfer.
Quelques jours plus tard, ils arrivaient en vue de la majestueuse cité de Naples, gagnant directement le port.

Le jour était encore jeune lorsque Sonia se présenta devant le capitaine DaNasty, vêtu d’un pantalon de toile, d’une ample chemise émeraude et de courtes bottes noires.

-Capitaine DaNasty ? Mon nom est Sonia Belmont. Je suis mandaté par le comte pour régler avec vous certains détails concernant l’embarquement.
-De quels détails souhaitez-vous m’entretenir, belle enfant ?
-L’affaire qui nous occupe à pris une nouvelle tournure et il nous faut rejoindre Al-Iskandariya le plus tôt possible. Le comte aimerait appareiller dès ce soir.
-Voilà qui est fâcheux. Il nous reste encore pour deux jours de préparatifs. Voyez ces caisses après lesquelles s’affairent mes hommes. Il s’agit de la propriété du gentilhomme Guadelpaz, un important négociant de la cité. Je ne peux décemment pas prendre la mer avec sa cargaison offerte au regard de tous sur les quais quand je suis à quelques encablures du port.
-Et si les caisses étaient toutes chargés à bord disons pour dix heures ce soir, consentiriez-vous à reconsidérer les conditions de départ.
-Ma foi, si vous réussissez ce tour de force, je veux bien partir sur le champ.
-Très bien, à ce soir alors.

Peu avant huit heures, avec les premiers rayons de lune, sortirent des ténèbres une vingtaine de silhouettes couvertes de longs manteaux à capuche, courbées comme par des siècles d’existence passés à l’ouvrage. Sans mot dire, elles entamèrent le chargement de la cargaison, silencieuses, infatigables, enveloppées par une chape de brume.
Sur le quai, les marins avaient inconsciemment établis une démarcation avec ces êtres surgis du néant. Appuyé contre le bastingage, le capitaine DaNasty observait d’un œil sombre l’étrange cohorte et ruminait de sombres pensées quant à la traversée à venir.

Dix heures sonnèrent aux clochers des églises et seules restaient une demi-douzaine de caisses. Le capitaine s’attendait à accueillir la jeune femme, un sourire triomphant accroché à ses douces lèvres. Pourtant, lorsque Sonia monta à bord, le jeune Trevor accroché à sa jambe, elle alla se placer aux côtés du chef des matelots, le visage sombre. Derrière elle arrivait une femme à la beauté surnaturelle, au regard mesquin et au sourire carnassier, engoncée dans une riche toilette italienne, les perles et autres pierreries disposée dans sa chevelure étincelants d’un éclat froid sous les rayons de lune. Sa main, blanche comme celle d’une morte, reposant sur le bras du comte, impérieux. Fermant la marche, Alucard se tenait légèrement en retrait, signifiant sa désunion vis-à-vis des deux immortels et son éloignement par rapport à l’humanité, sa malédiction.

-Bienvenue à mon bord, tonna t’il de sa voix de baryton. Comme je l’annonçais à la dame Belmont tantôt, nous sommes prêts à partir. En revanche je vois encore deux légers problèmes dont il nous faut parler séance tenante. Jamais nous ne pourrons prendre le large avec ces deux dames à bord, quel que fusse leur rang. Vous ne trouverez aucun marin acceptant…
-Ces dames sont ma nièce et ma belle-fille. Elles se doivent de nous accompagner pour des raisons qui dépasseraient votre entendement. L’heure est déjà bien avancée et je souhaiterai voir ce bâtiment en pleine mer avant que minuit ne s’annonce. Si vous avez une quelconque objection à émettre, gardez la pour vous et consolez-vous en pensant à la prime qui sera vôtre une fois amarré aux quais d’Al-Iskandariya. Maintenant, si vous le permettez, je me retire dans ma cabine.

Sans laisser au capitaine le temps de s’opposer à ces injonctions, le comte et sa nièce disparaissaient sous la dunette.

-Voilà assurément le genre de rencontre qui débute mal. Etre dépossédé de son navire par un nobliau étranger. Au moins, veillez à ne pas rester dans mes pattes, j’aimerai me débarasser de ce travail le plus tôt possible.
-Comme je vous comprends, compatissait Sonia. Nous ne vous dérangerons pas, capitaine.

Tandis que la jeune femme et son garçon gagnaient leur chambrée, Alucard présenta ses excuses quant à l’attitude du comte.

Comme les amarres finissaient d’être remontées, de lourds nuages noirs porteurs d’orages couvraient le ciel à une vitesse stupéfiante. Le vent gronda en s’engouffrant dans les voiles et arracha le navire à la belle cité de Naples.
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MessageSujet: Re: La mort rampante (fanfic)   Dim 2 Avr - 23:15

L’équipage se démena toute la nuit pour faire perdre de la vitesse au navire mais rien n’y fit. Résigné, le capitaine laissa les éléments déchaînés porter son bâtiment à destination. L’après-midi touchait à sa fin lorsque Sonia mit pied sur le pont, se campant fermement sur ses jambes pour rejoindre le capitaine.

-Encore quelques heures et vous serez débarrassé de nous.
-Allons ma petite dame, ces vents sont violents, j’en conviens mais même le meilleur vaisseau de la flotte Anglaise ne couvrirait pas une telle distance en seulement quelques heures.
-Nous verrons.

DaNasty observa la jeune femme qui tournait son regard vers la proue du navire, sondant l’immensité de la méditerranée. Ses lèvres pincées lui donnaient un air impitoyable et pourtant ses yeux semblaient dissimuler une profonde tristesse.

Les flots déchaînés ballotaient le navire de babord à tribord, rendant plus difficile que jamais le travail des marins.

-Nous y sommes, songea le capitaine. J'ai toujours sut que je disparaîtrais en même temps que mon navire mais c'est une drôle de chose que de savoir ce moment si proche. Grant, mon fils, puisse Neptune te faire parvenir toute mon affection.

DaNasty resta plongé dans ses sombres pensées plus de trois heures avant qu'un cri ne vienne le tirer de son apathie.

-Terre, terre en vue, s'écriait la vigie.
-Impossible, lança le capitaine pour lui-même.
-Rien n'est impossible capitaine pour qui veut se donner la peine.

C'était la voix du comte qui, toujours en compagnie d'Erzebeth, venait de faire son apparition sur le pont.

-Sorcellerie, lâcha DaNasty comme si ce mot recelait toutes les plaies de la terre.
-Si vous souhaitez nommer ainsi les forces en présences, libre à vous.

Les rafales tombèrent, la mer redevint calme et les cieux se déchirèrent dévoilant un pâle soleil de fin de journée. Les voiles retombèrent presque amorphes contre les mats qui gémissaient de l'épreuve colossale. Au loin se dessinait une bande plus sombre. DaNasty voulut prendre des instructions auprès de Dracula mais celui-ci avait déjà quitté le pont comme dissipé par la faible brise qui succédait maintenant aux vents violents. Al-iskandariya s'élevait, majestueuse, ses minarets embrasés par le soleil couchant, bordée par une luxuriante végétation. Une véritable flotille encombrait la passe menant au port. Sur la bande de terre à tribord, les ruines du phare accueillaient les marins revenus à bon port.

Comme le soleil disparaissait derrière l'horizon, l'un des marins poussa un cri, bientôt suivi par d'autres. Tous trahissaient une certaine angoisse. DaNasty se retourna et contempla un bien étrange spectacle. Semblant surgir des entrailles du navire, une créature aux larges ailes membraneuses emportait Sonia et son fils vers la cité, un épais brouillard collant au chiroptère. Bien que la bête soit déjà loin, le brouillard s'accrochait toujours au flanc tribord du navire. Non, pas du brouillard, de la fumée. La fumée épaisse et suffocante d'un incendie. Les cales prenaient feu.

-Pas comme ça, hurla DaNasty. Je ne veux pas mourir de cette façon. Soyez maudit Dracula, soyez ...

Le feu avait gagné la sainte barbe. Le navire devint presque instantanément une boule de feu louvoyant entre les bâtiments encombrant le port. Des cris de terreur se mêlèrent à l'agonie des brûlés vifs et aux supplications des hommes prêts à se noyer. Le feu gagnait près d'un navire sur trois et filait sur la ville. Les flammes rouges se reflétaient sur la mer, lui donnant une teinte sanglante. L'odeur de chair brûlée emplissait l'air. La tragédie menaçait la ville. Pour empêcher une telle horreur, un vaillant capitaine éperonna le navire de DaNasty, sacrafiant sa vie et celle de ses hommes d'équipage.

Ainsi le pire fut écarté mais Dracula apposait sa signature sur une partie du monde qui devrait apprendre à le craindre.
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MessageSujet: Re: La mort rampante (fanfic)   Ven 27 Mar - 18:07

Arik, tu as ton premier fan (ou le premier qui le dise), j'adore tes deux textes, si tu en a d'autres, n'hésite pas, je te lirai de suite!!!
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MessageSujet: Re: La mort rampante (fanfic)   Dim 6 Déc - 22:12

Je te remercie. Ca fait une éternité que je n'étais pas revenu sur le forum. Désolé de ne pas avoir répondu plus tôt. En tout cas, merci pour cet encouragement.
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MessageSujet: Re: La mort rampante (fanfic)   Lun 7 Déc - 19:27

Je vois ça, ne t'inquiète pas pour la réponse, j'ai vite remarqué que tu n'était pas très présent ici (ce qui n'est pas un crime)
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