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 ShanoaxDracula IV

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ShanoaOoE
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MessageSujet: ShanoaxDracula IV   Ven 11 Mai - 0:59

[BDSM]

IV

Shanoa fulmine devant le dallage en marbre sur lequel elle se trouve. Il y figure les numéros des étages et elle se rend bien compte que les dalles sont actives. Si elle ne marche que sur une seule, rien ne se passe. Il lui faut trouver une combinaison.
Derrière elle, un mur qui semble amovible reste désespérément immobile. Shanoa n’arrive pas à se concentrer. Sa peau brûle encore des caresses du seigneur des ténèbres. Il a laissé la porte entrebâillée, à dessein. Elle ne peut, cependant, y frapper si elle tient à ne pas lui servir sa dignité sur un plateau d’argent.

« J’ai toujours dit que ce système de passage était risible. », commente une voix éloignée.
Dos à Shanoa, un homme se tient adossé à une colonne, ou plutôt affalé. Sa nonchalance n’échappe pas à l’élue. Le ton même de sa voix est désagréable. Il semble sûr de lui, et exécrable. Bien bâti, ressemblant étrangement à Dracula, il sort de la pénombre des colonnes et marche vers Shanoa. Parodiant une courbette il déclare :
« Alucard, ou Alsuce, pour que vous le serviez. »

Shanoa n’en croit pas ses yeux, ni ses oreilles. Sur la défensive, las de tout l’aréopage d’hommes parfaits qu’elle croise dans ce château, elle lui réplique :

« Et donc, de quoi vous mêlez-vous ? »
Il a un petit rire narquois.
« Oh, de rien, j’observais juste, de loin, vous savez. Des sons étranges se mirent à résonner depuis cette chambre. Avez-vous remarqué ? »
Il semble humer l’air.
« Ah, et ce parfum… Ne me dites pas que vous ne le sentez pas ? »
Shanoa se concentre sur l’image d’un Polkir qui explose dans son jus jaune orangé pour ne pas rougir. Elle n’est pas sûre que cela fonctionne.
« Non, je ne vois pas de quoi vous voulez parler. »

Alucard lui adresse un sourire en coin, qui ne laisse planer aucun doute.
Un long silence s’installe. Shanoa hausse les épaules et tente de se reconcentrer sur le pavé.

Alucard reprend de plus belle :

« À propos de corps, au sens large du terme, je présume que notre hôte Dracula s’est enquit de savoir si vous vous étiez sustentée ? »
Shanoa en a mal à la tête. Sa manière ampoulée de parler la force à répéter mentalement la phrase qu’il vient de dire.
« Non, je n’ai rien reçu de lui. »
« Oh, vraiment, rien ? »
« Écoutez, monsieur… Aculsucé, je vous suggère d’arrêter avec vos sous-entendus. Ils n’amusent que vous. »
Alucard, la mine sombre, la corrige :
« Alucard, appelez-moi Alucard. »
« Tiens donc, moi qui pensais que vous me diriez plutôt… »
Elle se met au garde-à-vous, assombrit son visage et déclare :
« Maître, appelez-moi Maître. »
Nouveau rire narquois d’Alucard. Il ne manque l’occasion qu’elle vient de lui donner :
« Et vous parliez de sous-entendus… Enfin, si vous souhaitez accéder aux cuisines du château, je peux vous ouvrir le passage. »

Gracieusement, de manière un peu trop précieuse, le vampire sautille sur une série de dalles. Le mur en face de la jeune femme s’ouvre en deux. Un passage béant ouvrant sur un couloir noir se présente. Il n’est pas très engageant.

« Les cellules sont avant les cuisines. Parfois, certains prisonniers sont de bons petits plats. Vous comprenez, c’est à côté. Nous n’avons de grands couts de main d’œuvre. Nous proposons également tout ce qu’il y a de plus classique, comme de la viande exquise. Je vais rester ici, je vous rouvrirai le passage dans 5 tours de sablier. »
« Sablier ? »
« Oui, il y a un sablier, à gauche du mur. Il suffit d’y déposer un peu de sang. »
Shanoa dénude sa manche, attrape un poignard à l’intérieur de sa jambière, se pratique une entaille de surface dans le bras et regarde son sang bleu nuit teinter la paroi reluisante du sablier. Elle le retourne, puis le passage se referme derrière elle.

Alucard se matérialise devant son père.

« Tout de même, quelle femme ! »
Dracula a l’air courroucé. Il n’adresse pas un regard à son fils.
« Il ne me semblait t’avoir dit de ne pas nous déranger. »
« Elle criait, je me suis inquiété. »
« Elle n’a pas fini de crier, crois-moi. »

Les deux êtres échangent un regard complice, puis tout deux éclatent de rire. Un rire sinistre.

« Je lui ai ouvert le chemin des cuisines. Et aussi celui des cellules. »
« Tu as fort bien fait, mon fils. Qu’elle découvre seule mes méthodes d’interrogations a beaucoup plus de poids que si je l’y trainais. »
« Mais que veux-tu savoir, au juste ? »
« Lorsque je l’ai retrouvée, j’ai sondé les glyphes dans son corps. J’ai ai vu un, mais aussi ressenti un autre… enfoui, caché. Depuis peut-être sa naissance. Naturellement, je veux connaître ce glyphe et surtout, le voir déployé. »

Les deux hommes se regardent et émettent un long soupir.
« Tu sais, je m’amuse avec elle. Elle est tellement naïve, je me surprends à vouloir perdre mon temps avec celle-là. »

Shanoa se déplace à vive allure jusqu’à arriver à l’entrée des cellules. Des êtres de toute forme, faméliques, agonisant, se jettent à corps perdu sur les barrières de leur geôle à l’approche de nouveaux pas. Shanoa bondit hors de leur portée à temps, certains parviennent tout de même à saisir un pan de sa robe bleu nuit. Une créature borgne et bossue emporte avec elle le tissu. Shanoa écarte la vermine avec [Luminatio] et est saisie par l’effroi.

Maintenant que les créatures se sont retirées, elles ont laissé les lumières des torches du mur porteur éclairer le fond de la cellule. Les ustensiles et machines qui s’y trouvent sont prolongés par l’ombre projetée. Shanoa voit ainsi des chaînes qui pendent du plafond et qui jonchent le sol, elle aperçoit un arçon menaçant en bois, une chaise ou un fauteuil étrange, des tenailles et presses posées près d’un feu rougeoyant, diverses tables, une structure en bois en forme de X.

Les murs semblent noircis par endroit, une odeur rance flotte dans l’air. Dans le silence du couloir désert, l’ambiance de cette cellule glace le sang de Shanoa.
Elle n’a pas idée de ce qu’il est possible de faire avec tout ce matériel. Elle pense qu’il s’agit d’un dépôt d’armes transformé en cellule.
C’est alors qu’elle remarque deux triangles pointus qui luisent dans la nuit. Ils semblent avoir peu servis, comparé à l’état d’usure du reste des éléments. L’un est suspendu au plafond au moyen d’une corde, l’autre est posé au sol. À bien y voir, les deux objets semblent ensanglantés.

Il lui paraît évident que les créatures ne peuvent pas aller près de ces éléments. Elle aperçoit une grille devant tout cet attirail, mais, comble de son horreur, ces éléments semblent sortir de l’ombre dans une sorte d’enfilade de pièces, les unes plus glauques que les autres. Les infortunés prisonniers de cette cellule ne semblent pas, de ce qu’elle voit, avoir été soumis à de tels tourments.


La première cellule de ce couloir ne laisse planer aucun doute sur ce qui se trame dans ces murs.

Un rire sinistre se fait entendre.

Dracula fait face à Shanoa. Celle-ci, dans un élan de rage fronce les sourcils et crie à la créature :
« Si tu crois me faire peur ! »
Il se matérialise devant elle, la saisit à la gorge. Elle lui envoie un coup de talons dans les côtes, déploie l’Agonie de Dominus, plus par réflexe que de raison. Il ne cille même pas.

« Décidemment, tu es bien plus effrontée que je ne le pensais. Allons discuter un peu, toi et moi, dans un endroit plus calme. »

Sans efforts, il la projette sur le mur de la seconde cellule, et, d’un geste, ouvre la porte. Shanoa tombe à la renverse et se dresse sur ses pieds mais il est trop tard, elle y est enfermée. Sur une table, de la viande exquise fumante a raison de la jeune femme. Sans manières aucune, elle dévore les victuailles et se lèche même les doigts. Cette pièce de viande marinée est la seule nourriture qu’elle ingurgite après 2 jours de jeûne. Elle sent des forces lui revenir.
En en éclair sortit de sa main, Dracula se débarrasse des occupants de la première cellule.
L’instant suivant, elle le sait, il est face à elle, contre le mur mitoyen de l’effrayante cellule qu’elle vient de découvrir.

« Je crois, ma chère, que tu me menaçais de te faire peur tantôt, mais, vois-tu, je crois que te faire perdre le contrôle de tes fluides corporels serait une expression plus adéquate. »

Ses yeux rouges luisent dans la nuit. Il ne bouge pas, impassible. Il pare en un geste toutes les attaques de Shanoa.
Elle ne dit rien, il se rapproche dangereusement.

« Shanoa… Tu es têtue. Tu me forces à perdre mon temps, en alternant entre être ton ange et ton démon. Le décor sera peut-être suffisant. Peux-tu me parler de ton souvenir de l’implantation des glyphes en toi ? »
La jeune femme reste muette. Elle a épuisé ses sorts et tient fermement la dague de sa hanche dans sa main.
« Alors, ma chère Shanoa. Je suis désolé, mais tu ne laisses pas le choix. »
Il positionne ses doigts à la manière du Christ sur les icônes de piété et dirige son index et majeur vers le sol. Shanoa ploie et tombe à terre.

Il s’agenouille devant elle, lui relève le menton, la regarde dans les yeux.
Ils sont saphir.Dracula sonde la profondeur de son âme, qu’il sent palpitante.
Sa main descend sur sa hanche et il lui ordonne sèchement :

« Écartes tes jambes !, hâtes- toi, dévergondée ! »
Shanoa lui lance un regard de haine.
Dracula sait déjà pourquoi elle ne réagit pas. Il caresse ses cheveux, moqueur.
« Ah, je vois. Princesse Shanoa ne souhaite pas que je la déflore dans la tiédeur morbide d’une salle de torture ? Il ne tient qu’à elle de s’allonger sur cette table. Je ne l’y attacherai pas. Ou bien je le fais à sa place, mais elle finira nue. »

Dracula la fait avancer dans le fond de la cellule et elle découvre un sous-bassement portant les mêmes outils et machines.

À la perspective d’être déshabillée dans cette salle, la jeune femme s’allonge d’elle même sur une des tables.
Dracula se glisse vers elle et pose sa main sur la blessure qu’il a guérie. Il l’ausculte avec précaution.
« Je sais ce qu’il t’a fait. Ce n’est pas mal, mais tu dois maintenant utiliser ce pouvoir. »
Les mots de Dracula résonnent en elle et rappelle un souvenir enfoui.
« Je sais également que, paradoxalement, tu aimes souffrir. Ce masochisme te fait croire que tu es invulnérable, mais en réalité, tu ne l’es pas. »

En un geste contrôlé mais brusque, Dracula déchire le haut de la robe de Shanoa, sans crier gare. Penché sur Shanoa, sa langue vient titiller le bout de ses seins jusqu’à ce que ces derniers se dressent. D’une main experte, il masse le galbe de sa poitrine, la malaxant, la pétrissant et la frictionnant. Les extrémités de ses phalanges touchent imperceptiblement l’espace entre ses seins, puis sa langue vient à nouveau saluer ses attributs.

La jeune femme ferme les yeux, luttant contre les prémices du plaisir.
La voix rauque de Dracula lui paraît bien loin de son espace-temps :
« Je ne suis pas uniquement venu ici pour te faire du mal. Je peux te montrer les sommets du désir humain, le paroxysme de ton plaisir, les secrets enfouis dans ton corps, rien qu’avec mes doigts et ma bouche. »

La langue de Dracula passe à nouveau entre ses seins, descend sur son nombril et s’y attarde. Il plonge son regard dans les yeux de Shanoa, déjà hagarde. Son corps immobile commence à montrer quelques soubresauts. Le vampire pose sa main sur le nombril de la jeune femme et la masse doucement, faisant parfois suivre ses doigts sur la courbure osseuse de son bassin. De plus en plus éloigné d’elle, elle entend Dracula lui ordonner, calmement :

« Laisses-toi aller, jeune femme, ne ferme pas ton cœur aux élans de ton corps. »

Sa voix feule est extrêmement attirante pour elle, elle sombre dans un endroit hors du temps. Son esprit semble quitter son corps pour ne se concentrer dans la région brûlante de sa féminité.

Un instant d’égarement et Shanoa ne sait plus dire quand il a glissé sa main sous ses vêtements, pour ne plus toucher que sa peau. Dracula surveille la moindre de ses réactions. Il réactive [Vol Fulgur] et laisse les éclairs effleurer son mont de Vénus.

Ne s’y attendant pas, la jeune vierge rouvre brutalement les yeux. Dracula sait à cet instant qu’il a engourdit son corps, que ses défenses baissent, malgré sa réaction.
Il a du mal à contenir son émoi. Il n’a, d’ordinaire, que des reines qu’il doit supplier pour qu’elles s’unissent à lui, ou des esclaves qui opinent au moindre de ses désirs. Shanoa, par son innocence, le troublait.

Un sourire sadique se dessine sur ses lèvres. Pourquoi serait-elle la seule à s’amuser ?
Soudain, Shanoa est entravée dans une nacelle de liens qui pend au dessus du sol. Son dos offert ne laisse plus grand mystère sur sa croupe, voilée d’une protection si dérisoire.
Shanoa réalise qu’elle est à sa merci, qu’il contrôle non seulement son corps mais aussi ses positions et ses réactions. Elle se laisse légèrement choir dans la nacelle, son corps est pratiquement totalement exposé au bon vouloir du seigneur des lieux, elle n’a ni défense ni armure.

La voix de Dracula la tire de son état second :
« C’est bien ce que je pensais. Tu deviens lascive face au plaisir, dont tu ne connais rien. Tu bloques ces émotions. Je n’ai d’autre choix que de montrer le contraste entre le plaisir et la douleur pour que tu apprécies ces deux éléments à leur juste valeur. »
La jeune femme essaie de se dégager des liens magiques, mais cela a pour seul effet de les solidifier encore plus. Elle gémit un peu, et tente d’adopter une position convenable.


Sans lui donner de répit, Dracula cingle violemment ses fesses, faisant peu de cas du tissu qui part en lambeaux. L’intervalle entre les coups n’est que de quelques secondes, puis il fait suivre cette entrée en matière par des petits coups de fouet qui semblent indolores comparés aux brusques soubresauts qui agitent Shanoa à chaque série de coups délivrés sans compassion. Sous les impacts sifflants du fouet sur les jambes et le dos de Shanoa, Dracula l’entend dire :

« Démon, tu crois qu’un fouet va me faire parler ? »
Décidant qu’il avait imprimé un motif plus que satisfaisant sur les parties que Shanoa lui livrait de dos, il prend un tison froid parmi les instruments disponibles, et un morceau de charbon qu’il va placer dans le braséro qui jette des flammes dansantes sur les murs de la pièce.

Après quelques secondes, il l’applique sans répit sur le mollet de Shanoa. Bien que celle-ci ait poussé un cri aigu, aucune trace de brûlure ne demeure sur sa peau.
Dracula commente, d’une voix grave :
« Tu parlais de la peur. Voici un parfait exemple de ce sentiment. Je n’ai absolument pas abîmé ta peau de lait, et pourtant, tu t’attendais à avoir mal, tu as donc crié. Il y a beaucoup de choses terrifiantes dans cette misérable existence. Ceci dit, quelle nuit horrible que celle ci pour être initiée. »

Tendrement, Dracula masse les globes de chair qu’il vient de fouetter. La peau, rougie, redevient blanche rapidement. Sa main descend inexorablement vers le cratère en fusion de l’intimité de Shanoa. Il ne peut voir sa réaction et se concentre sur son souffle. Lentement, son pouce s’arrête sur la toison secrète de la jeune femme, qu’il caresse longuement, de haut en bas. Sa peau soyeuse est hors de ce monde de mortels, d’anges ou de démons.
Il attrape une fiole qui contient de la gelée d’aloe vera toute proche et, malgré les plaintes étouffées mais divergentes de Shanoa, il s’assure d’hydrater sa zone la plus sensible. Lorsqu’il est satisfait de la fraîcheur qu’il ressent, il parle à Shanoa d’une voix qui lui est rarement aussi attentionnée :

« N’aies pas peur, donnes-moi ce glyphe planté là. »

Et il pénètre son intimité de son pouce.

« Tu ne pensais pas que ton corps de sainte puisse être découvert par un pécheur comme moi ? »
L’âme de Shanoa tremble en elle. Le mouvement régulier, lent et doux en rotation du pouce du vampire s’imprime dans son esprit comme un mal de crâne lointain. Il sent, à travers ses doigts, les battements de cœur saccadés, à son rythme, de sa belle captive. Son pouce s’enfonce un peu plus en elle et il sent rapidement une résistance. L’aura du glyphe entre en contact avec ses doigts. D’une infinie douceur, il écarte les pétales de rose de la jeune vierge, glisse un autre doigt dans son corps et les pose sur sa paroi interne sur laquelle le glyphe luit.

« Shanoa, je vais devoir retirer ce glyphe, il est grand temps que tu connaisses la fin de tes souffrances. » Mais Shanoa ne répond pas. Le rythme des doigts de Dracula lui fait oublier toute mission, toute peur, et toutes les images de ses cauchemars. Il aurait pu lui dire qu’il lui ôtait son pouvoir, elle n’en aurait eut cure.

Il psalmodie une incantation de son passé de guérisseur et sent que le relief du glyphe s’estompe.
Shanoa pousse un cri inhumain, Dracula l’entoure de ses bras. Il fait disparaître la nacelle et elle repose contre lui, ses doigts toujours en elle. Il soutient sa tête dodelinante. Elle a les yeux mi-clos. Le vampire psalmodie un autre sort et enveloppe la jeune femme d’un cocon de chaleur.

Il la porte hors de la cellule et reçoit le regard admiratif d’Alucard qui l’attendait, l’œil vif, dans le couloir depuis déjà 600 sabliers.

« J’ai entendu un cri à vous déchirer l’âme. »
Dracula, l’air sombre débita, les dents serrées :
« C’était un leurre. La petite garce s’est jouée de moi. Nous allons devoir chercher la marque du diable en elle.
À cet instant, Shanoa ouvre les yeux. Dracula est crispé sur son corps. Il ne la lâche pas.
Cette dernière plante ses yeux dans les siens.

« Tu ne pensais pas que ça serait aussi facile ? »
L’instant suivant, elle se retrouve allongée sur un plan incliné, les pieds entravés dans des étriers. Après avoir déchiré ses effets, Dracula lui jette une pèlerine râpeuse et lui clame, d’une voix glaciale avant de quitter la cellule :

« Tu vas passer ta nuit ici pour t’être jouée de moi. Profites de ta pudeur et de ton intimité, il ne t’en restera plus rien demain. »

En un claquement de porte métallique sinistre, Dracula quitte les lieux. Sur le chemin le menant à sa chambre, il implante sur la paroi factice une minuscule boule qui dégage de la chaleur.
En sueur cette fois ci, Shanoa tente de s’endormir mais la diablerie en elle la tient éveillée toute la nuit.

On ne résiste pas bien longtemps aux sorts inépuisables d’un homme à femmes de plus de 12 siècles qui garde sa vigueur et son physique comme s’il avait 20 ans…
Alucard, dans l’ombre de cette cellule qui a vu bien des déboires s’est débarrassé de ses collants et tente de satisfaire son membre insatiable gorgé de sang, qui lui est de plus en plus douloureux à chaque nouvelle plainte étouffée de la jeune femme.

Il en était sûr cette fois, ses cris étaient signe d’un immense plaisir et d’une intense douleur.
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MessageSujet: Re: ShanoaxDracula IV   Ven 11 Mai - 14:06


Etant donné la longueur de ce texte, je le lirais plutôt en soirée^^
Il y en a encore beaucoup des chapitres avant la fin de l'histoire ?
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ShanoaOoE
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MessageSujet: Re: ShanoaxDracula IV   Ven 11 Mai - 14:10

Non, je pense m'arrêter dans 3 chapitres, et revenir vers des combats épiques, puis une confrontation finale entre Shanoa et l'autre assoiffé.

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MessageSujet: Re: ShanoaxDracula IV   

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